Du
bloc opératoire aux chambres des malades, en passant par
les couloirs, l'environnement médical requiert des aménagements
parfois très spécifiques
L'hygiène prime, tout comme l'accès au plénum.
Au total, ce sont de nombreux critères qu'il faut prendre
en compte pour la sécurité et le confort du personnel,
du corps médical, des malades et des visiteurs.
Résistance à la poussière et aux microbes
Une surface lisse, sans rugosités ni perforation qui pourraient
risquer d'accrocher la poussière ou les microbes : tel est
le plafond idéal pour tous les locaux de soins et les locaux
dits "sales" (poubelles, linge sale, etc.). D'autant qu'un
plafond sans aspérités est facilement lavable : un
atout non négligeable dans un hôpital où la
propreté est une priorité.
Lavabilité et résistance à l'humidité
Salle de bain dans les chambres, vestiaires, sanitaires publics,
cuisines, piscines
En milieu médical, nombreux sont
les espaces soumis à des niveaux d'humidité élevés
et mal aérés. Nombreux sont également ceux
devant subir de fréquents nettoyages. Il est donc indispensable
que le prescripteur choisisse pour ce type de pièces des
plafonds lavables offrant un degré élevé de
résistance à l'humidité.
Démontabilité
En hôpital, ce sont les plénums des circulations et
des plateaux techniques (salle de radiologie) qui abritent le plus
grand nombre de circuits électriques, de gaines de ventilation,
d'aspiration d'air
Le moindre accident, et il faut intervenir
pour réparer. Pas question pour autant d'investir les lieux
pendant des heures ! Pour un accès rapide au plénum,
l'installation de plafonds facilement démontables est indispensable.
Démontables, mais également "remontables",
surtout lorsque les dalles sont découpées pour intégrer
des services : il faut pouvoir ajuster facilement la dalle pour
retrouver l'emplacement d'un luminaire ou d'une bouche d'aération,
par exemple. D'autre part, en dehors des locaux de soins intensifs
de type réanimation ou bloc opératoire nécessitant
une parfaite asepsie, la pose de dalles démontables est tout
à fait compatible avec le degré d'hygiène requis.
Acoustique
Personnel, visiteurs, malades circulent en permanence dans les couloirs,
où se croisent également les chariots. De telles nuisances
sonores sont extrêmement difficiles à supporter et
le calme est de rigueur en milieu hospitalier. L'effort acoustique
y est donc particulièrement important. Spécialement
dans les locaux caractérisés par un séjour
permanent de personnes (cafétéria, bureaux, salle
d'attente
) et dans les zones de circulation (couloirs, halls
d'entrée, etc.). L'absorption acoustique, pour le confort
des utilisateurs de locaux, doit donc être étudiée
pour éviter les résonances, sans pour autant étouffer
les sons. L'isolement acoustique est également de rigueur
pour respecter la confidentialité des dossiers médicaux.
Design
Coup d'il du visiteur, bien-être des malades et du personnel
: l'hôpital devient de plus en plus un lieu de convivialité
où les considérations esthétiques doivent accompagner
les choix techniques.
Dans les zones d'accueil du public bien sûr, mais également
dans les locaux administratifs, les chambres ou même les espaces
réservés à certains soins. Dans certains locaux,
on préférera miser sur la pureté des lignes
et des décors, d'un blanc absolu. Ailleurs on privilégiera
plutôt des décors ou des couleurs en rapport avec l'utilisation
qui est faite de la pièce.
Luminosité
La luminosité d'une pièce participe à l'atmosphère
qui y règne. Elle dépend en partie d'une bonne réflexion
des rayons lumineux. Selon le type d'utilisation d'une pièce,
l'éclairage naturel peut être préférable
à une lumière artificielle. Les chambres par exemple,
sont généralement équipées d'une ou
plusieurs fenêtres et l'éclairage naturel est plus
agréable pour les malades. Sur les plateaux techniques, en
revanche, l'absence (le plus souvent) de fenêtres suppose
des luminaires qui peuvent être de différents types
: apparents, indirects (si le plafond doit être fréquemment
nettoyé) ou plus rarement encastrés.