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Les risques au travail, la santé au bureau

Depuis 20 ans, le nombre de salariés exposés au travail sur écran et à la station assise a considérablement augmenté. Les médecins de santé au travail enregistrent en milieu tertiaire 3 plaintes principales : la fatigue visuelle, les troubles musculo-squelettiques et le stress.

Physiologie et troubles visuels, facteurs de risque

Les 3 fonctions visuelles les plus sollicitées sont l’accommodation, l’adaptation et la convergence, régulées par les muscles oculaires.
Les facteurs de risques sont liés à l’âge, l’état général, et certains traitements médicamenteux. A ces facteurs s’ajoutent les facteurs environnementaux : l’éclairage naturel et artificiel, l’hygrométrie, l’installation du poste de travail et le surmenage.

LES MOYENS DE PREVENTION :

  • Limiter le temps passé devant l’écran à 50min consécutives et à 6h par jour en accordant des temps de pause et des tâches hors écran
  • L’éclairage doit être adapté au travail sur écran, sans éblouissement ni reflet, le terminal perpendiculaire aux fenêtres, à distance de bras tendu et incliné

Station assise et confort postural

L’humain n’est pas naturellement adapté à la position assise prolongée. Pouvant provoquer une mauvaise circulation sanguine, des douleurs musculaires et des déformations du squelette, il est important de prévoir un équipement permettant de lutter contre les risques de TMS (troubles musulo-squelettiques) et de sensibiliser les employés aux postures saines.

  • Une posture en « gravité postérieure » :
    avec appui sur le dossier, bascule postérieure du siège, jambes allongées, avant-bras éventuellement posés sur les accoudoirs.
    Elle est adaptée à la consultation sur écran sans saisie, aux conversations téléphoniques ou à la lecture traditionnelle.
  • Une posture en « gravité antérieure » :
    pieds à plat au sol ou croisés sous la chaise, l’assise étant légèrement en bascule antérieure, les avant-bras posés sur le plan travail, le dos érigé sans appuis.
    Elle est adaptée aux tâches de saisie informatique, rédaction écrite, action sur les périphériques d’entrée.

L’alternance entre ces deux postures, en fonction de la tâche et du ressenti individuel est idéale

LES SIÈGES DE BUREAU :

  • Les roulettes seront adaptées au sol : freinées pour un sol dur, libres pour un sol souple.
  • Un piston à air comprimé permet le réglage de l’assise en hauteur et l’amortissement des pressions sagittales.
  • L’assise est anatomique (bord antérieur galbé, centre concave). Elle est réglable en profondeur (selon la longueur des fémurs) et en inclinaison (de + 5° à -30°).
  • Le dossier est anatomique (doté d’une cambrure lombaire, si possible réglable
  • en dureté), montant jusqu’au niveau des omoplates. Il est réglable en hauteur et en
  • inclinaison (de façon synchrone avec l’assise pour un ratio 1/2).
  • Le réglage assise/dossier synchro doit être ajustable en puissance. S’il est
  • bien réglé, il permet au salarié d’être accompagné dans ces mouvements sans
  • effort des fléchisseurs, ni instabilité du tronc.
  • Les accoudoirs ne sont utiles que pour des salariés ayant une activité à dominante conversationnelle ou pour des lombalgiques chroniques qui en ont besoin pour s’asseoir et se lever.
  • La têtière est un élément de prestige qui ne sert qu’en bascule postérieure.
  • Le repose-pied est indispensable pour les personnes de taille inférieure à 1,65 m. Il doit être mobile ou incliné à 30° suffisamment large et antidérapant.

RECOMMANDATIONS :

  • Régler la hauteur de l’assise de telle sorte que les avant-bras reposent souplement sur la table et, si ce réglage ne permet pas de poser les pieds au sol, ajouter un repose-pied.
  • Disposer le clavier à 15 centimètres du bord du plan de travail.
  • Disposer la souris du côté de la main dominante, le plus près possible du clavier, afin d’éviter la mise en rotation externe de l’épaule.
  • Agencer le plan de travail selon des axes « fonctionnels » (un axe clavier/écran, un axe accueil/écriture…).
  • Les souris verticales limitent la pronation, mais augmentent la sollicitation des fléchisseurs. Elles seront réservées au traitement des épicondylites.
  • Les garnitures en matériaux élastiques placées sous les poignets seront réservées au traitement des syndromes des canaux carpiens.
  • Le téléphone sera installé du côté opposé à la main dominante et, s’il est utilisé plus de 30% du temps de travail, il sera remplacé par un micro-casque confortable.

Troubles psychosociaux

Le stress, les burnouts, le surmenage, l’isolement social sont des troubles de plus en plus présents dans les métiers du secteur tertiaire.

L’aménagement des locaux d’une société peut permettre de moins y exposer les employés en mettant en place un espace fédérateur, favorisant l’interaction entre collègues, et en rendant le lieu de travail agréable, relaxant, inspirant, motivant.

Longtemps négligé, l’espace de vie d’une entreprise a une incidence directe sur les comportements au sein d’une société, et peut dans une certaine mesure développer les capacités professionnel d’un actif, lui inspirer une appartenance, et un plaisir professionnel et humain.

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